A propos hollinsparis

Coordinator of Hollins Abroad Paris Program

Une visite guidée du 10e arrondissement

Si on cherchait la monotonie, on ne devrait pas visiter le 10e arrondissement ! Dans chaque rue, et à chaque coin, on trouve quelque chose de différente. Quelques endroits sont très historiques, anciens, et d’autres ne sont que des bâtiments contemporains. C’est presque impossible de couvrir tout, mais pour commencer, on va entrer par la Porte Saint-Denis, qui va nous amener au premier des quatre quartiers de cet arrondissement : le Quartier de la Porte Saint-Denis.

            En entrant par là, on devrait savoir que cette porte, construit en 1672, marque l’enceinte ancienne de Charles V, dont la destruction a été autorisé par Louis XIV en 1670. Dans ce quartier, on s’y trouve plusieurs hôtels particuliers, comme l’Hôtel Titon, l’Hôtel Mignon, et l’Hôtel de Goys, dont la plupart ont été construits au XVIII siècle. Mais pas loin d’eux, on trouve aussi des passages du XIX siècle dans le style art nouveau. Si on a envie de voir plutôt des arbres, on peut se promener dans le jardin public devant l’Hôpital Saint-Lazare.

            Apres avoir quitté ce quartier, on va marcher jusqu’à la Gare de l’Est, ce qui nous mène au le Quartier Saint-Vincent de Paul, le quartier dans lequel j’habite. C’est entre 1845 et 1865 que cette gare et la Gare du Nord ont été construites. Peu de temps avant, le duc de Raguse a déployé ses troupes dans Paris, et cette période est devenue une période de souffrance. Mais la construction de ces gares a beaucoup modifié et augmenté l’activité de l’arrondissement. Dans ce quartier, on peut trouver un autre bâtiment du XIXe siècle très connu : l’Eglise Saint-Vincent de Paul. Comme la Gare du Nord, elle a aussi été construite dans le style néoclassique, alors que la Gare de l’Est est dans le style art déco. De plus, quelque chose qui est vraiment intéressant à voir, c’est le marché couvert Saint-Quentin sur le boulevard Magenta. Celui-ci a été construit en 1866, a longtemps été en ruines, et a enfin été restauré en 1979, et on peut encore se rencontrer et y faire des courses.

            Nous arrivons maintenant au Quartier de l’Hôpital Saint-Louis. Il abrite un de mes endroits préférés — le Canal Saint-Martin. A cause de la très mauvaise qualité de l’eau potable au XIXe siècle, Napoléon Bonaparte a imaginé un projet de canalisation, et donc, le Canal Saint-Martin est né. Pendant la Première Guerre mondiale, les quais du canal ont été utilisés pour le transport des marchandises, mais aujourd’hui le canal est un lieu jeune et branché, où, pendant le printemps et l’été, on va y trouver plein de monde. C’est un très bon lieu pour retrouver des amis, faire un pique-nique, boire un verre, etc. Ce qui est aussi intéressant à remarquer, c’est le ZAC Jemmapes-Grange-aux-Belles. Pendant la seconde partie du XXe siècle, la ville de Paris était réoccupée par l’idée d’urbanisme, et cette ZAC, ou « zone d’aménagement concerté », a été une des grandes opérations d’urbanisme dans le 10e arrondissement. Le projet a été termine en 1988, dans le but de remplacer un habitat insalubre et de le remplacer par des crèches, écoles, foyer pour personnes âgées, complexe sportif, et logements.

            Le dernier quartier du 10e arrondissement s’appelle le Quartier de la Port Saint-Martin. Ici on va voir du luxe, du commerce, et  du divertissement. Après que Louis XIV a autorisé la destruction de l’enceinte de Charles V en 1670, il a décidé de la remplacer par des promenades et des boulevards. Au XVII et au XVIII siècle, ces boulevards, qui incluent la rue connue du Faubourg Saint-Martin, sont devenus un quartier à la mode, et s’y trouvent maintenant des artisans, des boutiques, des amuseurs, et des théâtres. Un des théâtres le plus connu c’est celui qui est l’ancien théâtre de l’Eldorado. L’Eldorado était un café-concert construit en 1858 pour opérer un mélange entre la sociabilité consistant à boire un café et l’amusement d’un spectacle. Maintenant, sous le nom Théâtre Comedia, ce lieu présente des programmes variés entre concerts et représentations dramatiques. Ici, il existe aussi la plus petite maison de Paris, dont la façade mesure à  peine plus d’un mètre, ou bien l’Hôtel du Nord, qui était présenté dans le célèbre film de Marcel Carné. Comme nous sommes rentrés par la Porte Saint-Denis, nous quittons le quartier par la Porte Saint-Martin. Elle a été construite en 1674 par un élève de François Blondel, l’architecte de l’autre porte. Elle a les mêmes proportions que celles de Saint-Denis, et elle marque aussi une des limites actuelles du 10e arrondissement.

            C’est clair que cet arrondissement raconte une histoire. Il garde de très anciens endroits, ainsi que ceux de l’urbanisation très moderne. Mais même si on a beaucoup couvert, on n’a fait que l’effleurer, et il reste encore tellement à découvrir !

La lecture en France

Dès mon premier jour ici à Paris je me suis aperçue qu’il y a quelque chose différent dans cette ville ; beaucoup de gens n’utilisent pas les appareils mobiles mais lisent beaucoup de livres et de journaux.  Ceci était une source d’étonnement pour moi parce que je travaille à Washington, D.C., et là-bas les gens ne lisent pas comme les Parisiens.  Tous les Parisiens lisent dans le métro, dans les cafés, et même quand ils marchent ; tout le temps !  Pour moi, ce fait est très étrange.  Une autre chose que je trouve curieuse dans ma vie quotidienne ici à Paris est le fait qu’il y ait une librairie à chaque coin de rue.  Ma question : Pourquoi est-ce que les Français aiment les livres et lisent plus que les Américains ?

Quand Audrey est arrivée à l’aéroport pour me déposer à ma famille d’accueil, dans l’autobus, chaque personne qui s’y trouvait lisait un livre ou un journal.  Je suis d’une génération d’américains qui a perdu une bataille pour la lecture et j’ai pensé que c’était étrange pour moi d’être dans un autre pays, sur un autre continent mais dans le même monde, là où les gens aiment lire.  Personnellement, j’aime lire et c’était une des raisons pour laquelle j’ai choisi une spécialisation en littérature française : je peux lire tout le temps.  J’ai découvert ici que le système d’éducation est entièrement différent du système aux États-Unis, que les Français aiment lire.  Les étudiants aux États-Unis prennent leur éducation comme allant de soi mais je ne pense pas que ce soit le cas ici en France.  L’éducation est plus importante ici en France et je suppose que c’est la raison pour laquelle les Français aiment les livres et pourquoi ils lisent tout le temps.

Aux États-Unis, c’est possible qu’il y ait une librairie dans une ville mais c’est une librairie comme Barnes & Noble, ce ne sont pas des librairies qui sont gérées indépendamment comme les librairies ici à Paris.  Pour moi aux États-Unis c’est difficile de trouver les livres que je veux parce qu’il n’y a pas de librairie dans ma ville dans le Maryland.  Je dois toujours trouver mes livres dans une autre ville ou bien acheter mes livres sur Internet !  Mais il y a des dizaines de librairies à Paris et je pense que les Parisiens n’ont aucune difficulté pour trouver les livres qu’ils veulent.  En outre, je pense que les livres ici sont moins chers qu’aux États-Unis et ça, c’est peut-être une autre raison pour laquelle les Américains lisent moins.  De plus, il y a aussi beaucoup de librairies qui vendent des livres en langue étrangère et ça, c’est très difficile à trouver aux États-Unis.  Chaque fois que je veux un livre en français, je dois l’acheter sur Amazon parce que les librairies aux États-Unis ne proposent pas de livres en français.  Souvent, quand je suis dans une librairie américaine, la plupart des gens n’achètent pas de livres mais d’autres choses et je ne comprends pas pourquoi.  Pour quelle raison les librairies indépendantes ne fonctionnent-elles pas aux États-Unis mais fonctionnent en France ?

Mais peut-être que ce n’est pas une question des gens qui ne lisent pas, mais une question concernant l’absence de lecture dans les endroits publics, aux États-Unis.  Peut-être que les Américains n’aiment pas lire dans les endroits publics, mais je ne sais pas parce que je pense que peut-être lire en public est un signe d’intelligence.    Je me demande si le problème avec les Américains est que nous n’avons pas un système d’éducation comme les Français.  Où les Français acquièrent-ils leur amour de la lecture?  Est-ce grace à leur système d’éducation?  Peut-être que l’histoire du pays explique cet amour de la lecture parce qu’il y a une grande différence entre l’histoire de France et l’histoire des États-Unis, mais il y a aussi une grande différence entre les systèmes politiques, comme le remarque Tocqueville.  Quelle est la source de cette différence culturelle ?  J’espère trouver une explication à cette passion énigmatique, selon-moi, pour la lecture.

Melanie Lang, University of the South, ’14

Voyage à Marseille et la Côte d’Azur

Nous voilà de retour du voyage à Marseille et la Côte d’Azur. Le soleil n’a pas toujours été au rendez-vous, mais la bonne humeur et l’esprit de la découverte étaient toujours présents.

Voici quelques images du voyage qui nous a emmené au plus près des traditions culinaires et culturelles du sud et des oeuvres d’art modernes inspirés par la lumière du Midi!

La plage de Marseille

La plage de Marseille

Melissa, Grace et Le Corbusier - à la Cité Radieuse

Melissa, Grace et Le Corbusier – à la Cité Radieuse

Sebastian comtemplant un oeuvre d'art moderne à Nice

Sebastian comtemplant un oeuvre d’art moderne à Nice

Devant la Villa Rothschilde à Cap Jean Ferrat

Devant la Villa Rothschilde à Cap Jean Ferrat

Un coucher de soleil

Un coucher de soleil

Photos – Dana Waldman

L’attitude Parisien

photo - Evelyn O'Reagan

photo – Evelyn O’Reagan

Il y a un stéréotype que les Parisiens ne sont pas très sympas. Ils sont un peu snob, un peu froids dans la rue. Les fondations de ce stéréotype sont visibles dans les rues et dans le métro de Paris: les Parisiens ne sourient pas à des inconnus. Chaque Parisien est vraiment dans son monde. Le silence règne dans les wagons du métro. C’est une atmosphère très différente de ce qu’on trouve aux Etats-Unis.

En générale, j’ai rencontré beaucoup de stéréotypes négatifs sur les Parisiens aux Etats-Unis. Avant que je n’arrive à Paris, j’espérais que les stéréotypes étaient faux. Certains m’ont dit: “Ne bois pas d’eau. Prépare-toi pour les douches très froides. Ne dis jamais que tu es américaine.” Ces conseils étaient indicatifs d’une idée de Paris et de la France qui n’est pas du tout vrai.

C’est vrai qu’il y a des différences culturelles qui peuvent choquer les étudiants américains (et les touristes, aussi), mais des différences ne sont pas bons ou mauvaises —seulement différents. Je sais que les Français ont une culture plus formelle qu’aux Etats-Unis. Ils s’habillent d’une façon plus formelle. La langue française indique ce différence: on a “tu” et “vous,” et “vous” et le mot le plus formel. Le système scolaire est plus strict qu’aux Etats-Unis.

Je reconnais qu’il y a des différences énormes entre la culture française et la culture américaine. Mais, je reconnais aussi que les stéréotypes peignent une image superficielle des Parisiens. L’avantage d’être une étudiante en France pour trois mois est la possibilité de comprendre les Parisiens et les Français d’une manière plus profonde.

Mon expérience à Paris Manga, une exposition sur le manga (les bandes-dessinés japonais) et la science-fiction, a confirmé que les stéréotypes des Français ne sont pas la vérité. J’ai reçu l’information sur Paris Manga via des publicités dans le métro, un mode que je trouve très efficace et un peu révélateur de la culture de la France. Je suis allée à Paris Manga le premier week-end du trimestre.

Quand je suis sortie du métro, j’étais immédiatement un peu perdu (un problème commun pour moi). J’ai marché et puis j’ai vu quelques Parisiens dans les coutumes typiques pour ces expositions mais pas du tout typique pour le stéréotype du Parisien! Il y avait des gens qui se sont habillés comme les personnages du manga, des jeux vidéo et de Disney. Par exemple, j’ai vu Arielle (de La Petite Sirène), Link (de L’Histoire de Zelda) et Gandalf (de Le Seigneur des Anneaux).

A l’exposition, j’ai trouvé pleine de choses qui ont réfuté l’idée typique du Parisien. Les gens étaient bruyants et turbulents. En générale, il y avait une atmosphère très énergique et pas du tout comme les Parisiens dans le métro. J’ai vu beaucoup d’accolades, y compris des gens qui portaient des pancartes sur lesquelles était écrit (en anglais): “Free Hugs!” Je sais que ces pancartes sont assez répandues aux expositions Manga, mais elles représentent une fois de plus une contradiction du Parisien stéréotypé.

C’est possible que beaucoup des gens à cette exposition ne vive pas à Paris. Moi-même, j’en suis un exemple et je connais d’autres qui étaient à l’exposition et qui sont des étudiants Américains, comme moi. Donc, c’est possible que la différence d’attitude fût un résultat de la diversité des gens. Cependant, je pense que ce n’était pas le cas du tout. En premier lieu, Paris est une grande ville diverse —il y a beaucoup de touristes, voyageurs et étudiantes à Paris chaque jour. De plus, le manga est difficile à trouver dans les petites villes et les villages et c’est probable que les autres grandes villes en France ont leur propre exposition. Donc, c’est probable que la plupart des gens à l’exposition vive à Paris, ou au moins dans Ile-de-France.

– Grace Gorski, Hollins ’14

Taste of France

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La France, c’est aussi le bon vin et la bonne cuisine. Pour vous faire découvrir la gastronomie française, Hollins Abroad Paris vous offre la possibilité de suivre une série de cours consacrée aux arts culinaires de la France. Vous allez découvrir ….                       

Le Fromage

Une dégustation de fromage chez le fromager Sébastien Galais, propriétaire de la Ferme de Plaisance. Vous découvrez de nombreuses variétés de fromage français tout en vous informant sur ses modes de fabrication ainsi que comment le « marier » au vin.

Le Vin

Une initiation à l’œnologie vous permettra d’acquérir les bases d’un savoir pratique, et aussi une éducation culturelle. Ceci inclura une discussion sur la relation entre les Français et le vin comme faisant partie intégrante de la vie et de la nourriture en général ; mais aussi les identités régionales des régions productrices de vin en France, l’histoire culturelle du vin (sa relation avec l’Eglise, la création du système AOC, etc.), et les mots utilisés par les Français pour la production et la dégustation.

La Cuisine

Cette classe a lieu en petit groupe (entre 2 et 4 étudiants), dans un appartement parisien : la préparation et la cuisine sont faites dans la cuisine ; les repas sont servis dans la salle à manger. Chaque participant reçoit une copie de toutes les recettes en français. Un exemple d’un menu du semestre précédent : Soupe provençale au pistou, soufflé au fromage, petits fondants au chocolat noir.

Coût : $125 (peut être facturé sur votre compte Hollins)

Date limite inscription : jeudi 14 février